en italique...les mots obligatoires
Un fil, juste un fil à suivre, mais Ariane se cache et laisse
L’abricot d’hiver qui ne bat plus, n’espère plus,
Chercher la main aveugle, celle qui progresse
Tout doucement dans le désert du livre mal lu
A vouloir trouver dans ses lignes le Secret
Caché derrière ces mots passe-partout;
Celle qui cherche, elle aussi! le bizarre effet
De se joindre enfin pour former un nous!
Oublier les bijoux volés dans le cou
Et les chics baisers offerts pour symbole
Envoyer valser l’appel du loup
Et les promesses qui partout s’envolent,
Celles de tout ces bachi bouzouk du cœur
Qui donnent envie de couper
Ce fils qu’Ariane par rancœur
ou par peur, ne veut plus dérouler.
Ariane! Déroule de nouveau ce fil
Laisse le courir, qu’il fasse un mètre
Ou bien plus, qu’il mène à une île,
A une cage, il nous fera renaître.
Ariane! N’ais plus peur de la douleur
Il faut la vivre pour pouvoir par la suite jouir
À chaque seconde, chaque minute, chaque heure
De toutes ces joies qui font sourire.
Aussi mince soit-il, aussi cassant et fin:
Un cheveux, une corde donne m’en un!
Aussi rugueux soit-il, aussi coupant:
Saisis le, ne lâches pas cet espoir enivrant!
Il est là: un clown, un prince?
Pardonne à Thésée, pardonne à l’amour