lundi 18 juin 2007

comment philosopher à partir d'une éponge...


Once upon a time, ma chère petite maman a ramené à la maison une chose magique. Une sorte de petit stylo tout fin, qui une fois trempé devient soudain une éponge! En se remettant dans le contexte de mes huit ans et en oubliant que ceci n’était qu’une invention vendue dans les réunions tupperwar, j’y resonge à l’aube du retournage d’une page qui se fera dans le journal de ma vie, et je me dis que pour la première fois de ma petite vie, je vais philosopher de moi-même! Cette douce sensation miraculeuse de voir se créer d’un petit rien, un grand n’importe quoi; c’est-à-dire d’un objet moussant non-identifié à un ustensile de cuisine, m’a fait découvrir, sans le savoir au Moment T de cette grande découverte, un horizon encore inexploré! La magie de ce moment n’est pas le fait qu’on crée une éponge, mais la magie de l’instant, c’est justement ce moment entre le trempage, et la découverte de l’objet en question, ce moment de suspense intensément assoiffé de savoir ce qu’il va se passer à la seconde d’après. Mais hélas, une fois ce moment passé, une fois l’épongé née, plus rien. Ce suspense détonnant n’est plus qu’un souvenir qui perdure tout au long d’une vie… La magie n’est donc pas dans le fait, mais dans ce qui mène au fait dans ces micro-secondes qui séparent le moment espéré, puisqu’une fois passé, il n’a plus d’importance, il est simple soufflet qui, une fois le paroxysme du remplissage atteint, s’éffondre. Faire durer ce moment semble la clef. Mais attention à ne jamais tourner la clef dans la serrure, sinon tout retombe!

Sonnet à Soi...


Arrache à la langueur d’une attente
Les espoirs ténus qui te font tenir;
Les vieux souvenirs qui, seule, te font sourire
Attends que pleure la douleur latente.

Enivre toi de ta solitude
Pour qu’enfin tu perdes espoir
Et prends en main ton miroir
Pour te confronter à ta platitude.

A tes larmes creusées à force
D’être trop versées, arrête toi
Sans foi, sans droit, sans loi
De lire du Proust dans du morse.

Douces aigreurs effrayantes
Qui subliment ta douleur
Pour t’accabler du Leurre
Et de ta naïveté puissante.

jeudi 8 mars 2007

un jour mon prince viendra...sisi un jour....


Souffle suffoquant dans mon cœur serré
Ferme fraîcheur dans mon corps fermé
Charmante chaleur sur ma peau charmée
Large lumière dans ma vie évidée.
Calme câlin dans mon âme cagneuse
Tendre tourment dans ma tête têtue
Rigide rêve dans ma gorge ravalée
Dure douceur dans mes mots dupliqués
Bis, Ter… retour en avant, encore, toujours…
Regarder en arrière, en marchant droit devant.
Foncer jusqu’au mur, qui fera mal, très mal, mais moins mal que celui qui viendra… indéniablement, indubitablement, inlassablement, intransigeant!
Sordide silence dans mes oreilles sourdes
Futile fatigue dans mes souvenirs fanés
Chaude chimère dans mon espérance chômée
Ludique larme sur ma joue laminée.
Carnage coriace dans mes idées cassées
Terrible tremblement de mes mains tendues
Roque rythme dans ma voix ravagée
Dense doute sur ma route déviée.
Bis, Ter, retour en avant, encore, toujours…
Regarder en arrière, en marchant droit devant.
Foncer jusqu’au mur, qui fera mal, très mal, mais moins mal que celui qui viendra… indéniablement, indubitablement, inlassablement, intransigeant!

OUI MAIS, un jour … un jour… un jour… un jour… mon prince viendra!
tout nouveau tout chaud.... réponse à une question existencielle...


Pourquoi le hérisson?!?

En Un, un hérisson voyageur,
Trop bavard à l’intérieur
Pour expliquer à l’extérieur
Qu‘il pleut dans son coeur.
En Deux, un hérisson candide
Face aux autres perfides
Qui de leurs yeux livides
Jugent un caractère vide.
En Trois, un hérisson volant
Dans des rêves fulgurants
Qui sans va en prônant
Que l’avenir sera probant.
En Quatre, un hérisson réaliste
Qui cherche parmi la liste
De tous les futurs optimistes
Celui dont il prendra la piste.
Merci à tout ceux qui en Un,
N’ont rien vu derrière les câlins
Et lui ont permis l’emprunt
De ses épines de chagrin.
Merci à ceux qui en Deux,
Par leurs mots malheureux
Lui ont donnés après les bleus
Une petite tête de nœuds.
Merci aux rêves qui en Trois
Lui ont permis qu’il voit
Sans le vouloir à travers le froid
La réalité en forme de loi.
Merci pour lui qui en Quatre
Est capable de se battre
Avec ses épines de plâtre
Pour fusionner en albâtre.

la vraie version, ultime et tout et tout, de "à huit cents km"... un peu longue... finissez là!!!
merci mon shoko, c'est grace à toi!!!! sisi

clic:::
http://snieliteam.info/upload/le%20sourire%20de%20lange%20guss.doc
mon préféré peut-être...
clic::::

http://snieliteam.info/upload/poeme 10 mots 2006.doc
cru 2005-2006... le thème était découverte....
juste un clic...

http://snieliteam.info/upload/decouverte3.doc

vendredi 9 février 2007

Cru 2007 du concours... verdict fin mars, millésime?!?
en italique...les mots obligatoires




Un fil, juste un fil à suivre, mais Ariane se cache et laisse
L’abricot d’hiver qui ne bat plus, n’espère plus,
Chercher la main aveugle, celle qui progresse
Tout doucement dans le désert du livre mal lu
A vouloir trouver dans ses lignes le Secret
Caché derrière ces mots passe-partout;
Celle qui cherche, elle aussi! le bizarre effet
De se joindre enfin pour former un nous!

Oublier les bijoux volés dans le cou
Et les chics baisers offerts pour symbole
Envoyer valser l’appel du loup
Et les promesses qui partout s’envolent,
Celles de tout ces bachi bouzouk du cœur
Qui donnent envie de couper
Ce fils qu’Ariane par rancœur
ou par peur, ne veut plus dérouler.

Ariane! Déroule de nouveau ce fil
Laisse le courir, qu’il fasse un mètre
Ou bien plus, qu’il mène à une île,
A une cage, il nous fera renaître.

Ariane! N’ais plus peur de la douleur
Il faut la vivre pour pouvoir par la suite jouir
À chaque seconde, chaque minute, chaque heure
De toutes ces joies qui font sourire.

Aussi mince soit-il, aussi cassant et fin:
Un cheveux, une corde donne m’en un!

Aussi rugueux soit-il, aussi coupant:
Saisis le, ne lâches pas cet espoir enivrant!

Il est là: un clown, un prince?

Pardonne à Thésée, pardonne à l’amour

toujours le même hérisson

ANNEE SUIVANTE... même principe en ce qui concerne les mots en italiques...



……Dites merci……
Nombreuses sont les âmes rebelles
Rongées par l’envie naturelle
De démêler les
désenchevêtrements
Et d’en trouver tous les fondements.
Nombreux sont les esprits vifs
Qui sont devenus naïfs
A force de vouloir se confronter
A une trop grande complexité.
Nombreuses sont les personnes ordinaires
Qui se sont posées la question
élémentaire
De savoir pourquoi elles sont tombées
Dans ce monde qui leur semble fané.
Nombreux sont les corps désenchantés
Remplis d’amertume et de vanité
Qui auraient grand besoin d’un
miroir
Pour savoir qu’Eux ne vivent pas dans le noir.
Certes le bonheur n’est pas un
ordinateur
Où même le plus simple amateur
Pourrait entrer toutes les données
Et obtenir d’un seul clic, une vie dorée.
L’avenir ne se lit pas dans une boule de cristal !
On ne pourra comprendre le mystère de la vie
Que le jour où le rayonnement fatal
Nous emmènera loin d’ici.
Pourquoi vouloir toujours prouver
Que l’on est capable de tout endurer,
Même le pire des malheurs
Dans un seul but : recevoir des fleurs ?
Si nous avions l’habitude que tout soit parfait,
Et si aucune tristesse n’existait,
Serions-nous capable d’apprécier
A leur juste valeur, les moments de félicité ?
Grâce aux hélices des avions
Tous les Grands peuvent voler très haut
Tellement haut qu’ils ne voient plus
Qu’en bas, tous les petits se promènent nus.
Arrêtons de brûler les icônes,
Arrêtons de pleurer sans fin,
Prenons la vie comme une aumône
Donnée à des chiens...
……

un hérisson qui écrit ça donne...

VOICI MON TOUT PREMIER POEME, TOUT PREMIER CONCOURS...les mots imposés sont en italiques... Soyez indulgents...


Seul mon jardin est ainsi :
Aussi rare qu’il est petit,
Aussi divers qu’il est joli,
Aussi bizarre que ma vie.
On ne va pas tataouiner,
Encore moins déambuler
Sur ma simple vie,
Ou ma naïveté d’esprit.
Mais de quoi ai-je vraiment envie ?
Que mon jardin symbolise ma vie :
Aussi belle que mon ombellifère,
Aussi longue que les branches de mon conifère.
Je désire une brousse de bonheur,
De la lumière dans le cœur,
Un farfadet comme ami,
Tout simplement, une belle vie !